"Jeanne d'Arc belge"

Soirée commémorative dédiée à l'héroïne de la Résistance belge Marina Shafrova-Maroutaeva (avec la participation de son fils Vadim Maroutaeff)
"Jeanne d'Arc belge"
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Début:
19:00
Fin:
21:00

Une réunion en ligne, consacrée à l'acte de bravoure de l'héroïne russe ayant opéré au sein de la Résistance belge, se tiendra au Centre culturel et scientifique de Russie à Bruxelles.

Le destin de Marina Chafrova-Marutaeva a été déterminé par deux événements majeurs et tragiques du XXe siècle : l'exode de l'Armée blanche de la Russie post-révolutionnaire et la Seconde Guerre mondiale.

Fille d'Alexandre Alexandrovitch Chafrov, capitaine de premier grade ayant participé à la défense de Port Arthur, Marina est née en Russie en 1908. N'étant encore qu'une petite fille, elle s'est retrouvée en Belgique, avec de nombreuses autres familles d'officiers de l'armée tsariste ayant trouvé refuge dans ce pays. Ici, à Bruxelles, cette jeune femme s'est sacrifiée en prenant consciemment le chemin de la lutte active contre le nazisme.

Son acte est devenu l'un des plus célèbres de la Résistance belge.

Devant le bureau du commandement militaire, à Porte de Namur, Marina a poignardé le commandant militaire allemand adjoint de la ville; après l'événement, elle a réussi à se cacher. En représailles, les Allemands ont pris 60 personnes en otage. Afin de leur sauver la vie, Marina Chafrova-Marutaeva a décidé de faire des aveux, d'autant plus qu'elle avait éliminé un autre officier allemand lors de son arrestation. Malgré l'intervention de la reine des Belges Elizabeth, qui demandait à ce que la mère de deux jeunes enfants soit graciée, c'est Hitler en personne qui a prononcé sa sentence: la guillotine.

Pour son courage et son dévouement, on l'appelait la Jeanne d'Arc belge.  L'héroïne russe de la Résistance belge a reçu les plus hautes distinctions militaires des deux pays, pour la libération desquelles elle a combattu, à titre posthume.

«Une femme qui, il y a 75 ans, était outrée par les événements qui se déroulaient sous ses yeux», voilà comment l'historien, écrivain et blogueur espagnol, Ramón Puig, décrit Marina et son courage. Lors d'une réunion en ligne au Centre culturel et scientifique de Russie à Bruxelles, il parlera du travail qu'il a accompli pour redonner vie à l'héroïne dans la capitale belge. Le fils de Marina Chafrova, Vadim Marutaeff, seul témoin encore en vie des événements de 1941, participera  à la réunion.

La réunion en ligne aura lieu le 1e octobre2020 à 19h00 CET, sur le site internet du Centre culturel et scientifique de Russie à Bruxelles ( la réunion se déroulera en français).

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